Arnaud Deschin Galerie, Group show "Air de Berlin", 2017 - photo © Romain Darnaud

GROUP SHOW – “AIR DE BERLIN”

11.03—02.04 2017

MARCEL HÜPPAUF, MAJA KÖRNER, PHILIPP SCHWALB, DIMITRI SUSIN.
Avec la complicité de VÉRONIQUE BOURGOIN

paris-art.com, mars 2017

Photos © Romain Darnaud

Les toiles de Marcel Hüppauff sont l’espoir d’une révolution et désobéissance par la pratique de la peinture. L’espace de la toile apparaît comme un champ de bataille vers l’inconnu, qu’il anime et renouvelle sans cesse. Le matérialisme et la lumière transcendante rappelle l’intensité calme des peintures de Rembrandt ou Titien et mène une lutte très étroite, dans sa pratique engagée depuis plus de 30 ans, avec Jorn et de Kooning, contre une figuration académique, se souciant aucunement de l’appartenance à l’art contemporain.

La source des « peintures » de Philipp Schwalb, comme il nomme lui-même « bild », comme un mot universel qui implique images/figures/peintures, est toujours en lien à des questions sur le sens de « Bild » et aux idées nouvelles sur la nécessité de peindre. Il utilise ses recherches et découvertes de couleurs, de lignes, de figures et de formes pour créer un système ou une argumentation comme un livre philosophique pour l’avenir. Cinq peintures comme cinq relations possibles entre le corps et l’âme traitent ici chacune d’un sujet dans le monde. La religion, l’esprit, la foie, la nature ou comme dans « allcolor-mother-mood », le commencement de quelque chose de nouveau.

Les peintures de Maja Körner apparaissent dans des nuances chromatiques douces et évanescentes, comme des formes inaccessibles et surnaturelles, qui flottent dans un horizon voilé, laissant percevoir un monde sensible et vibrant. Les figurations et symboles algébriques ouvrent un espace intemporel, pour accéder à un monde parallèle et nous renvoient à des langages codés venus du cosmos.

Véronique Bourgoin

 

L’art de Dimitri Susin, fait partie d´un jeux non-jouable, ça veut dire, il fait partie d’une transmission artistique qui n’est pas seulement une chaîne productive pour créer des objets d’art, car son art ne parle pas et jamais de l’objet.

Mais c’est est une chaîne très ouverte est totalement incalculable et évaluable. Son message “non-surréaliste”, est finalement une écriture complètement nouvelle, et il est entièrement consacré au secret des fréquences, au secret des informations existantes, mais parallèles. Ses radiodiffusions ne sont pas sentimentales du tout. Elles sont d’une qualité impersonnel et en même temps, la dépersonnalisation de son art est touchante.

Le niveau émotionnel est évident, et nous faisons partie nous-même d´une retransmission communautaire, dans un acte d’accueil collectif. Un œuvre de collaboration magique, humble, une réponse persistante et affirmative, c’est la grande affirmation dans une négation universelle.

André Butzer

 

La peinture d’aujourd’hui est super superficielle. Elle est chic, elle a son style. Elle a perdu sa religion depuis longtemps. Elle est organisée comme les médias. Elle aime bien les médias de notre époque et copie tout ça. Elle est géométrique, elle aime bien être imprimée et elle est souvent imprimée soi-même. La peinture d’aujourd’hui est non coloriste, et elle fait partie d’une vague critique intégrée. La peinture de cette exposition n’est pas du tout comme ça. En plus, elle n’est pas simplement le contraire.

Steffen Krüger

Today’s painting is superficial, chic, stylish. It has lost its religion since a long time. It is organized like a media. It likes the media of our time and copies it all. Is is geometric, likes to be printed and is often a print on its own. Today’s painting is non colorist, and is part of an integrated critical stand. The painting of this exhibition is not like that at all. And it is not either just the opposite.

Steffen Krüger

 

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ARNAUD DESCHIN (né à Douai en 1970), artiste, galeriste, commissaire d’exposition Arnaud Deschin a été formé à l’ESAD d’Amiens, puis aux Beaux Arts du Havre, Besançon et Marseille dont il sort diplômé/félicité en 1996. Il performe inlassablement jusqu’à la fin de son cursus et l’obtention de son diplôme en 1995 (« 100 cœurs sans toit » « Les performances de l’Agneau », entre autres). En marge de sa pratique de performer, qu’il poursuit jusqu’en 2003 et est entretenue par celle du judo et du Krav Maga, il devient assistant à la Galerie Roger Pailhas à Marseille (1996-1999) et travaille pour Crash magazine. En 2000, diplômé d’Etat de visites et informations médicales il devient Délégué Spécialiste pour Takeda Pharmaceutical, poste qu’il occupe pendant treize ans et autour duquel s’imagine de nouveaux scénarii de performances, données pour la plupart à Marseille. Il devient gérant d’un night-club marseillais et crée en 2010 La GAD Marseille, galerie au sein de laquelle il développe son activité de commissaire d’exposition. La GAD défend principalement les artistes émergeants (au total en 2018 : 100 artistes présentés à Marseille, à Paris, à Malibu et dans des foires nationales). En 2016, il inaugure un nouvel espace dédié à l’art contemporain, la Arnaud Deschin galerie à Paris, Belleville qui ferme ses portes en juin 2018. Arnaud Deschin inaugure à Bagnolet, ART DECH STUDIO, 12 rue de la Liberté, en juillet 2018, une plateforme artistique transdisciplinaire, avec une performance à travers laquelle il fait « Don du tapis rouge » à une galeriste invitée. Ses performances intègrent les pratiques contemporaines in situ, celles du body art, de l’esthétique relationnelle, l’art de l’installation, la photographie et la vidéo. Il combine ces médiums aux réseaux sociaux et à son gout des mythes, pour poursuivre une œuvre imaginée aux Beaux-Arts, où l’affect est en permanence questionné depuis 1993